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Boulevard de Sévigné

Un patrimoine à rénover

En mauvais état, le boulevard suspendu de Sévigné nécessitera un important chantier. Il permettra de valoriser un patrimoine remarquable au cœur de la vallée de Gouédic.

Le boulevard Sévigné c'est :

- une entrée de ville majeure le long de la vallée de Gouédic, pour ceux qui viennent de la RN12 ou du Légué

- un patrimoine remarquable, inscrit dans le paysage, témoignage de l’œuvre de l’ingénieur briochin Louis Harel de la Noë. Il est inscrit aux monuments historiques

Plusieurs études montrent que le boulevard Sévigné est en mauvais état : son trottoir en encorbellement et le garde-corps, mais aussi les maçonneries du mur de soutènement, saturées d’eau. Le manque d’étanchéité de la chaussée est principalement en cause. La végétation a aggravé le phénomène. Depuis 2018, le trottoir et le cheminement longeant le mur dans la vallée sont fermés aux piétons.

Un chantier de rénovation lourd sera nécessaire. Une étude est en cours pour déterminer le programme de travaux. Le tout en suivant les préconisations de l’Architecte des Bâtiments de France.

Un peu d'histoire...

1902 : début de la construction
1er mai 1905 : premier train vers Moncontour
31 décembre 1956 : dernier petit train vers Paimpol sous les acclamations de la foule
2014 : inscription aux monuments historiques

>> Un boulevard "suspendu" imaginé par Harel de la Noë pour accueillir le Petit Train des Côtes du Nord, tout comme les ponts de Toupin et Souzain (démoli en 1995). Ces ouvrages d'art permettaient de franchir la vallée jusqu'à la gare départementale.

Le boulevard compte à l'époque deux voies ferrées, une chaussée pour les charrettes et voitures, un trottoir pour les piétons. Sévigné devient la grande promenade du dimanche, offrant un panorama spectaculaire sur la vallée.

>> Un mur de soutènement et un garde-corps caractéristiques du style et des méthodes de construction de ce bâtisseur hors pair, qui a laissé une œuvre originale.

"Le mur soutient le remblais. Il est surmonté de voûtes en encorbellements successifs, c’est à dire en plusieurs retraits par rapport à la chaussée, 3,90 mètres au total. Des contreforts soutiennent les murs. Une console supporte le trottoir, paré d’un garde-corps en briques et métal", explique Pierre Gorregues, de l’association Harel de la Noë.

Longueur du boulevard : environ 858 mètres
Soutènement  : 355 travées d’environ 2,4 mètres. Hauteur de 0,50 à 10 mètres.