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“L’eau et les rêves ” à la galerie Raymond Hains (fermé)

Du samedi 19 septembre 2020 au vendredi 18 décembre 2020

Film de lumière solide d’Anthony McCall “Line Describing a Cône” & vidéos de Sarkis extraites de la série “D’après Kaspar David Friedrich” . En partenariat avec le Frac Bretagne.

À propos de l'exposition...

« C’est près de l’eau que j’ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l’intermédiaire d’un rêveur. » Gaston Bachelard, L’eau et les rêves - essai sur l’imagination de la matière, 1942 .

Anthony McCall, figure majeure du cinéma expérimental des années 70, est avant tout connu pour ses « solid lights » sculptant dans l’espace des volumes mouvants et changeant au grès des mouvements des visiteurs. “Line describing a Cone” est l’oeuvre la plus emblématique des ses recherches. Oscillant entre sculpture, dessin et vidéo, son travail offre au spectateur une expérience tant physique que visuelle.

En dialogue avec cette installation immersive sont présentées deux vidéos extraites de la série “D’après Kaspar David Freidrich” de Sarkis approchant elles aussi, à travers une pratique inédite de l’aquarelle, le moment éphémère de la création.

Exposition produite en partenariat avec le Frac Bretagne. Conférence d’Etienne Bernard, directeur du FRAC Bretagne, mardi 29 septembre 2020 à 12h15.

À propos de la galerie...

Fondée en 2015 par la ville de Saint-Brieuc, la Galerie Raymond Hains accompagne les expériences d’artistes actifs sur le plan national ou international, tout comme l’émergence et la recherche. Implantée au sein de l’école des beaux-arts de Saint-Brieuc, elle porte une programmation continue d’expositions, de performances et de rencontres ouverte à la création  contemporaine sous toutes ses formes.

À propos de Sarkis...

Né à Istanbul dans une famille arménienne, Sarkis fait des études d’architecture et décide de devenir peintre dans les années cinquante. Depuis le début des années quatre-vingt, la transmission et la pédagogie sont au coeur des préoccupations de l’artiste, qui accorde une place importante à la mémoire, qu’elle soit personnelle ou collective. Il réalise au milieu des années quatre-vingt, des performances filmées. C’est à cette période, lors de son séjour à l’atelier Calder, que l’aquarelle apparaît en regard de ses vidéos. « Sans doute une affinité profonde relie-t-elle aux yeux de Sarkis cette matière fluide, intensément lumineuse, susceptible de diffusion, à celle du film. 

“D’après Caspar David Friedrich” est une série constituée de huit vidéos dans lesquelles l’artiste réalise des aquarelles dans l’eau d’après les tableaux du peintre romantique allemand. La caméra cadre le livre où sont reproduites les oeuvres ainsi que le mouvement du pinceau diluant la couleur dans un bol. L’oeuvre questionne ainsi la temporalité et le moment éphémère du processus de création à travers la peinture et l’image en mouvement.

À propos d'Anthony McCall...

"Né en Angleterre en 1946, Anthony McCall a développé à partir du début des années 1970 un travail au croisement de l'art minimal, de l'art conceptuel, de la performance et du cinéma, aujourd'hui considéré comme central dans le développement de l'art de ces trente dernières années.

C'est d'abord à partir de recherches sur le paysage et d'interventions in situ que l’artiste développe un travail de performances, rapidement modifié par son intérêt pour le cinéma. Le film, d'abord utilisé par l'artiste pour enregistrer ses actions et installations éphémères, devient l'objet même de ses recherches. En 1973, année de son départ pour New York, Anthony McCall réalise avec Line describing a cone (ligne décrivant un cône) son premier "solid light film" (film de lumière solide). Se concentrant sur les composants premiers du cinéma (la lumière, la durée), son film en propose un renversement complet : le film n'est plus sur l'écran mais dans l'espace. Projeté dans un espace enfumé, il se construit entre le projecteur et l'écran, dans l'espace même du spectateur. Là où le cinéma traite traditionnellement d'un espace-temps déplacé (un autre lieu, un temps révolu), les films d'Anthony McCall sont, à la manière des sculptures de l'art minimal, "ici et maintenant", renvoyant à eux-mêmes et à leur perception par le spectateur.

C'est à partir de cette révolution, que l'artiste conduira pendant une dizaine d'années une série d’œuvres pour projecteurs uniques ou multiples, véritables environnements lumineux où la rigueur conceptuelle n'a pour équivalent que le sentiment d'émerveillement provoqué par l'expérience de ces œuvres.

Au début des années 2000, Anthony McCall a trouvé dans l'outil numérique la possibilité de poursuivre son travail dans des dimensions jusque-là inusitées, tout en conservant les fondements de celui-ci. Ainsi, à partir de 2005, émerge une nouvelle série d’œuvres verticales et monumentales rompant définitivement avec la position horizontale du cinéma, pour nouer de nouveaux liens avec la sculpture mais également repenser les frontières du cinéma élargi des années 1960 et 1970.” Extrait du texte “Anthony McCall - Solid light works”, Olivier Michelon.

Pratique

- Exposition du 19 septembre au 18 décembre, Galerie Raymond Hains / École des Beaux-arts, 9  esplanade Georges-Pompidou.
Entrée libre du mercredi au dimanche, 15h-18h
Visites guidées gratuites à 17h
Parcours-ateliers et groupes sur rdv par mail

- Conférence d’Etienne Bernard, directeur du FRAC Bretagne, mardi 29 septembre 2020 à 12h15.